Alors voilà, j'ai définitivement battu tous les records de non-tenue de blog. Tant pis, c'est trop tard pour s'en vouloir maintenant. Plus pour moi que pour mes lecteurs, je vais rapidement évoquer mes 5 derniers mois en Allemagne, histoire d'être quand même à peu près à jour et de ne pas tout oublier.
Le premier semestre en poche, j'ai fait un stage d'un mois en mars à l'Institut français. C'était vraiment très intéressant et enrichissant. Outre les nombreuses traductions et rédactions d'articles, j'avais pour mission d'étudier les statistiques de la newsletter culturelle de l'Institut. Parallèlement, j'ai dû rédiger le premier des mes mini-mémoires (sur l'urbanisation dans les pays en développement).
Fin mars, petit détour à Strasbourg pour le Krit avant de rentrer quelques jours en France. Retour à Stuttgart mi-avril pour faire rapidement mon deuxième mémoire sur la rémunération dans les sondages. Et début du second semestre dans la foulée. Le début du 2nd semestre coïncide avec les derniers préparatifs pour la présentation des projets Europa Macht Schule, association dont le but est de faire venir des étudiants européens dans les classes allemandes pour monter un projet ensemble. La présentation des projets se fait lors de la journée de l'Europe sur une scène devant la mairie de Stuttgart. Avec Sarah, nous avions deux projets, le premier avec une classe de 12/13 ans où on a monté ensemble une scènette du Petit Nicolas. Le deuxième avec une classe de 15/16 ans où on a présenté différentes identités régionales françaises aux élèves (qui par la suite ont fait eux-mêmes des recherches par groupes sur différentes régions).
Commence également en même temps pour 6 FIFAners le boulot chez Steinbeis en tant qu'Hiwi (assistant à tout faire, plus ou moins). Les Hiwis sont les étudiants qui bossent pour le compte de la fac (nous travaillons donc dans une branche reliée à la Uni Stuttgart). Notre mission : aider à la préparation d'une conférence se déroulant mi-juin à Stuttgart sur les risques technologiques. Au final, on a vraiment fait de tout. Avec pas mal d'heures supp' à l'approche de la conférence. L'intérêt de ce job pour ma part était de gagner quelques sous (notamment pour rembourser la fameuse bouteille de martini, non évoquée sur ce blog, mais tout de même un grand moment de mon mois de février) et pour grappiller un peu plus d'expérience dans le monde pro. Et aussi, lutter contre ma flemmardise naturelle et ne pas retomber dans le non-rythme du premier semestre. Réussite de ce point de vue là.
Au final, ça nous amène déjà au mois de juin tout ça. Il me faut tout de même mentionner ma semaine de vacances fin mai (et un des mes seuls voyages) en Suède, à Uppsala où j'ai pu découvrir un superbe pays et une sacrée ambiance Erasmus. Vacances de courtes durées, et de retour à Stuttgart, c'est non seulement l'arrivée imminente de la fameuse conférence mais aussi le séminaire d'éco donné par une prof de Bordeaux. Après 9 mois à Stuttgart, retrouver un cours de type Sciences Po m'a fait un bien fou (j'écris ça histoire de m'en souvenir dans trois mois quand je pesterai contre les cours de l'IEP). Il faut signaler que le second semestre à Stuttgart a été légèrement plus satisfaisant au niveau des cours que le premier avec notamment un cours passionnant sur le droit européen et un séminaire d'économie comparée France-Allemagne. Fin juin, les beaux jours arrivent et les exams avec. Les résultats d'admission pour les masters tombent. Ce sera CE, soit "carrières européennes" pour ma part (ce que je voulais).
Juillet, fini le boulot à côté, il s'agit de se concentrer sur les exams. Pas le droit à l'erreur pour éviter les terribles rattrapages au mois de septembre. Mais en même temps, il y a la coupe du monde et l'engouement formidable des Allemands pour la Mannschaft. À la vue des déboires français, je vire assez vite ma cuti et me retrouve fervente supportrice de Jogi et ses boys. L'ambiance à chaque victoire est juste fantastique. Je n'ai jamais rien vu de tel en France (en dehors de la finale 98). Bref, ce sont de très bons moments partagés avec les Allemands, notamment ceux de la fac de Stuttgart avec lesquels on a fini par bien sympathiser (8 mois plus tard!). Puis viennent les exams, passés tant bien que mal, à l'oral pour la plupart suite à une mauvaise chute en vélo qui aura valu un poignet cassé à mon compagnon d'infortune et un petit déplacement de l'épaule pour ma part et donc une impossibilité de tenir un stylo correctement avec la main droite. Entre stress des exams, soucis d'épaules et déménagement, les derniers jours passent à une vitesse incroyable. Voilà déjà le 31 juillet et le retour en France. Pas d'adieux trop déchirants : entre FIFA, on se retrouve un mois plus tard et pour la plupart des allemands rencontrés, on sait qu'on les reverra dans un an. Malgré tout, ça fait toujours quelque chose de quitter un endroit où on a vécu pendant presque un an. Certains de mes colocs vont vraiment me manquer même si l'ambiance au cours du second semestre n'était plus vraiment la même et que je me suis pas mal éloignée de mes colocs. Malgré tout, je garde un bon souvenir de cette année à 17.
Et au final, le bilan cette année à Stuttgart (en dehors des cours) et lui aussi positif.
Voilà, c'est ainsi que s'achève mon année chez les Souabes. Ce blog sera donc en repos officiel (ce qui va pas changer grand chose, certes) jusqu'à l'année prochaine puisque cette année, c'est retour à Bordeaux !


