Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 23:22

Alors voilà, j'ai définitivement battu tous les records de non-tenue de blog. Tant pis, c'est trop tard pour s'en vouloir maintenant. Plus pour moi que pour mes lecteurs, je vais rapidement évoquer mes 5 derniers mois en Allemagne, histoire d'être quand même à peu près à jour et de ne pas tout oublier.

Le premier semestre en poche, j'ai fait un stage d'un mois en mars à l'Institut français. C'était vraiment très intéressant et enrichissant. Outre les nombreuses traductions et rédactions d'articles, j'avais pour mission d'étudier les statistiques de la newsletter culturelle de l'Institut. Parallèlement, j'ai dû rédiger le premier des mes mini-mémoires (sur l'urbanisation dans les pays en développement).

Fin mars, petit détour à Strasbourg pour le Krit avant de rentrer quelques jours en France. Retour à Stuttgart mi-avril pour faire rapidement mon deuxième mémoire sur la rémunération dans les sondages. Et début du second semestre dans la foulée. Le début du 2nd semestre coïncide avec les derniers préparatifs pour la présentation des projets Europa Macht Schule, association dont le but est de faire venir des étudiants européens dans les classes allemandes pour monter un projet ensemble. La présentation des projets se fait lors de la journée de l'Europe sur une scène devant la mairie de Stuttgart. Avec Sarah, nous avions deux projets, le premier avec une classe de 12/13 ans où on a monté ensemble une scènette du Petit Nicolas. Le deuxième avec une classe de 15/16 ans où on a présenté différentes identités régionales françaises aux élèves (qui par la suite ont fait eux-mêmes des recherches par groupes sur différentes régions).

Commence également en même temps pour 6 FIFAners le boulot chez Steinbeis en tant qu'Hiwi (assistant à tout faire, plus ou moins). Les Hiwis sont les étudiants qui bossent pour le compte de la fac (nous travaillons donc dans une branche reliée à la Uni Stuttgart). Notre mission : aider à la préparation d'une conférence se déroulant mi-juin à Stuttgart sur les risques technologiques. Au final, on a vraiment fait de tout. Avec pas mal d'heures supp' à l'approche de la conférence. L'intérêt de ce job pour ma part était de gagner quelques sous (notamment pour rembourser la fameuse bouteille de martini, non évoquée sur ce blog, mais tout de même un grand moment de mon mois de février) et pour grappiller un peu plus d'expérience dans le monde pro. Et aussi, lutter contre ma flemmardise naturelle et ne pas retomber dans le non-rythme du premier semestre. Réussite de ce point de vue là.

Au final, ça nous amène déjà au mois de juin tout ça. Il me faut tout de même mentionner ma semaine de vacances fin mai (et un des mes seuls voyages) en Suède, à Uppsala où j'ai pu découvrir un superbe pays et une sacrée ambiance Erasmus. Vacances de courtes durées, et de retour à Stuttgart, c'est non seulement l'arrivée imminente de la fameuse conférence mais aussi le séminaire d'éco donné par une prof de Bordeaux. Après 9 mois à Stuttgart, retrouver un cours de type Sciences Po m'a fait un bien fou (j'écris ça histoire de m'en souvenir dans trois mois quand je pesterai contre les cours de l'IEP). Il faut signaler que le second semestre à Stuttgart a été légèrement plus satisfaisant au niveau des cours que le premier avec notamment un cours passionnant sur le droit européen et un séminaire d'économie comparée France-Allemagne. Fin juin, les beaux jours arrivent et les exams avec. Les résultats d'admission pour les masters tombent. Ce sera CE, soit "carrières européennes" pour ma part (ce que je voulais).

Juillet, fini le boulot à côté, il s'agit de se concentrer sur les exams. Pas le droit à l'erreur pour éviter les terribles rattrapages au mois de septembre. Mais en même temps, il y a la coupe du monde et l'engouement formidable des Allemands pour la Mannschaft. À la vue des déboires français, je vire assez vite ma cuti et me retrouve fervente supportrice de Jogi et ses boys. L'ambiance à chaque victoire est juste fantastique. Je n'ai jamais rien vu de tel en France (en dehors de la finale 98). Bref, ce sont de très bons moments partagés avec les Allemands, notamment ceux de la fac de Stuttgart avec lesquels on a fini par bien sympathiser (8 mois plus tard!). Puis viennent les exams, passés tant bien que mal, à l'oral pour la plupart suite à une mauvaise chute en vélo qui aura valu un poignet cassé à mon compagnon d'infortune et un petit déplacement de l'épaule pour ma part et donc une impossibilité de tenir un stylo correctement avec la main droite. Entre stress des exams, soucis d'épaules et déménagement, les derniers jours passent à une vitesse incroyable. Voilà déjà le 31 juillet et le retour en France. Pas d'adieux trop déchirants : entre FIFA, on se retrouve un mois plus tard et pour la plupart des allemands rencontrés, on sait qu'on les reverra dans un an. Malgré tout, ça fait toujours quelque chose de quitter un endroit où on a vécu pendant presque un an. Certains de mes colocs vont vraiment me manquer même si l'ambiance au cours du second semestre n'était plus vraiment la même et que je me suis pas mal éloignée de mes colocs. Malgré tout, je garde un bon souvenir de cette année à 17.

Et au final, le bilan cette année à Stuttgart (en dehors des cours) et lui aussi positif.

Voilà, c'est ainsi que s'achève mon année chez les Souabes. Ce blog sera donc en repos officiel (ce qui va pas changer grand chose, certes) jusqu'à l'année prochaine puisque cette année, c'est retour à Bordeaux !

Par Cécile
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 19:02
Du moins pour l’instant et dans l’attente des résultats. 6 partiels bouclés, dont 3 validés. Pour les autres, les notes arrivent courant mars. Je crois que j’ai rarement autant bachoté certains cours comme ça. Février, c’est donc le mois des journées à la BU (10-19h -avec pause déjeuner quand même) à travailler des matières particulièrement inintéressantes pour certaines. Mais finalement, maintenant que je sais à peu près de quoi traitent nos cours du 1er semestre… je me dis que j’ai quand même appris quelques trucs. Après, je ne sais pas si ça va servir concrètement. Mais il y a tout de même une certaine logique dans nos cours et mine de rien, on a des bases solides en socio à présent. Enfin, tout ça pour dire que j’aurais une approche bien plus positive des cours pour le 2nd semestre.
2nd semestre qui commence le 19 avril. D’ici là, vacances. Ou plutôt «Vorlesungsfreie Zeit» c’est-à-dire «période sans cours». En effet, on va pas s’en sortir comme ça. Il reste encore les 2 mémoires à gratter. Le premier est à rendre pour le 20 mars déjà. Je vais donc rester à Stuttgart en mars. D’autant plus que j’ai trouvé un stage à l’Institut français pour l’ensemble du mois. Au moins, je ne risque pas de m’ennuyer. Même si j’aurais bien aimé voyager, voir un peu du pays. Tant pis, ce sera pour une autre fois.

En attendant, week-end bulle bien mérité !
Par Cécile
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 11:51

Vous l’aurez compris, les 3 premiers mois n’ont pas été particulièrement studieux. Je ne regrette pas pour autant. Au contraire : ça fait du bien de ne pas se prendre la tête et de profiter des bons moments. Mais faut dire qu’au bout de 3 mois à se lever à 11h au plus tôt… on se dit qu’on a un peu fait le tour. 

Surtout, à ne plus rien faire de ses journées, on s’encroûte. 

Et puis, il reste un détail de taille : on n’a pas le statut d’erasmus. Pire : on a plus d’exams que les étudiants normaux. Bref, janvier, c’est le mois du coup de pied au cul.

Donc pour moi, changement de rythme dès mon retour sur le sol souabe. Exit les lents réveils à 12h, il s’agit d’être au boulot dès 10h (oui, faut pas pousser non plus). 

Janvier tourne surtout autour d’un cours : j’ai nommé CSR (=corporate social responsibility).

Le but du cours : réaliser un sondage puis en présenter les résultats devant (au choix) une grande boîte de pharmaceutique (j’ai nommé Bayer) ou le ministère du travail (Bundesministerium für Arbeit und Soziales). Sans oublier les deux jours de Blockseminar (avec cours de 9h à 17h), histoire qu’on en sache plus sur le fameux CSR.

Ce qui est paradoxal, c’est que c’est un des seuls cours vraiment intéressant qu’on ait eu et qu’il est totalement optionnel. Cerise sur le gâteau : l’excursion de deux jours (tout frais payés) pour Leverkusen et surtout Berlin pour présenter nos résultats.

Bref, une super expérience et des bons moments de déconne.

P1040665.jpg

Le groupe de CSR

 

Alors bon, ok, maintenant je bosse enfin un peu. Ça reste quand même tout à fait supportable. Et finalement, c’est bien plus agréable d’avoir un équilibre entre le boulot et la détente. Même si (faut bien l’avouer) je préférerais bien me passer des 6 Klausuren (partiels) et des 2 Hausarbeiten (mémoires) qui nous attendent.

Par Cécile
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 11:10

Presque 3 mois sans donner de nouvelles bloguesques. Et ça ne fait que 4 mois que je suis à Stuttgart. Le soucis c’est que j’ai l’impression qu’il n’y a rien à raconter (alors que c’est faux).

Je vais reprendre rapidement ce qui s’est passé en novembre et décembre afin de repartir sur de bonnes bases. 
Novembre, c’était le mois pépère où j’étais encore bien tranquille… pas d’exams, pas d’exposés en vue… bref, la dolce vita. Ce fut notamment l’occasion d’accueillir quelques amis (de l’IEP et d’ailleurs). 

À côté de ça, il reste la fac bien évidement. Pas la grande joie : il faut se rendre à l’évidence, la plupart des cours sont chiants.

Et c’est déjà le mois de décembre où en pense à nouveau aux vacances et au retour au pays. Mais la période pré-Noël est assez agréable en Allemagne. Les marchés de Noël sont sympas même si un peu pittoresque sur les bords (spéciale dédicace au marché de Noël médiéval d’Esslingen).

Donc finalement, je suis rentrée chez moi mi-décembre (profitant de mon WE de 4 jours pour étirer un peu les vacances) sans avoir l’impression de mériter des vacances.


IMG_0098.jpg

Vieille ville d'Esslingen 

 
Par Cécile
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 20:42
Je me rends compte avec effroi que je n'ai pas encore parlé de ma génialissime coloc'. Il faut donc remédier à cela immédiatement.
Comme précédemment indiqué, je vis dans une coloc' de 17 personnes. Ou plus exactement, de 17 chambres. Mon voisin direct n'étant quasiment jamais là, il ne compte pas vraiment. En revanche, il y a des "invités permanents" comme le copain d'une de mes colocs. Enfin, peu importe le nombre, on est nombreux, un point c'est tout.
Habituée à mon petit studio de Pessac, j'avais un peu peur de ce brusque changement. Surtout en voyant qu'il n'y a que 5 douches… etc.
D'ailleurs, lorsque je parle de ma WG (colloc) à d'autres personnes, le premier réflexe c'est "quoi ? 17 personnes!". Et oui, ça fait beaucoup. Mais c'est franchement génial. En tout cas, en ce qui concerne ma WG. Parce que j'imagine que ce n'est pas pareil partout. D'ailleurs, mes colocs m'ont raconté que ça n'a pas toujours été comme en ce moment.

Présentons un peu les protagonistes.
Il y a une grande majorité de mecs, seulement 6 filles (si j'oublie personne). Je suis la plus jeune avec mes tout juste 19 ans. Le plus âgé a 27 (ou 28) ans.
Niveau nationalités, on est loin des WG remplies d'erasmus. Il y a une grande majorité d'Allemands. Mais ils ont souvent des origines diverses (Croatie, Turquie, Espagne, etc…). Il y a quand même un Australien qui vient d'arriver (mais je l'ai pas encore vu). Une Bulgare aussi. Et 2 Chinois (qu'on ne voit vraiment jamais). Il y a environ une douzaine de membres "actifs" (qu'on croise souvent), presque tous (au moins en partie) allemands.
Bref, la langue d'usage demeure l'Allemand (malgré une forte fréquentation des FIFAner français). 

Impossible de vous présenter chaque personne, ça prendrait trop de temps. Mais c'est vraiment un joyeux mélange.
Et ça donne une ambiance béton. C'est simple, à chaque fois qu'on rentre dans la pièce commune, on y passe le double du temps prévu. Voire pire. À chaque fois qu'on veut repartir, un autre arrive et apporte un nouveau sujet de discussion.
Bien sûr, avec autant de colocs, les options de sorties sont également nombreuses. Surtout que ça permet à chaque fois de faire une pré-soirée chez nous, en pantoufles (la classe quand même). Sans oublier l'after-soirée (toujours en pantoufles).

Plus j'écris, plus je me rends compte que c'est impossible à décrire, il faut vraiment le vivre. Ya les soirées où on cuisine ensemble (très pratique, ça me permet d'apprendre pleins de trucs). Ya les moments passés à regarder le "Plus Belle la Vie" allemand (Gute Zeiten, schlechte Zeiten). Ya le tea-time. Ya le petit dèj à 7h où personne ne dessert les dents parce que tout le monde est encore endormi. Ya les potins. Bref, il y a toujours quelque chose. Et puis quand ça va pas, coup de blues ou maladie, ya toujours quelqu'un pour réconforter l'autre.

C'est vraiment une grande famille. Et je m'y sens fichtrement bien ! 

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Par Cécile
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